Zeus viole Europa
Par Rudo de Ruijter,
Chercheur indépendant,
Pays-Bas
Zeus a abusé de la fille Europa. Il avait
remarqué sa beauté, lorsqu’elle cueillait des fleurs non loin de la mer. Déguisé
comme toro blanc il avait tenté de l’approcher. Quand elle avait surmonté sa
peur et était montée sur son dos, il s’élança sur la mer et l’enleva.
Le Zeus d’aujourd’hui s’appelle le système
bancaire à réserve fractionnelle. Au cours du temps, il crée des montants
toujours plus grands dans les comptes bancaires. Ils naissent comme des prêts.
Les banquiers prennent des intérêts sur ces montants. En fait, ils ne disposent
que d’une petite fraction (3%) d’argent réel. Juste assez pour continuer cette
chaîne Ponzi. Tout l’argent en circulation consiste de prêts. Ceux qui l’ont
emprunté devront le rembourser avec des intérêts.
[1]
La création de l’euro avait été une
nécessité pour les grosses banques pour continuer l’expansion de leur faux
argent hors de leurs frontières nationales.
[2] Si elles
ne peuvent pas grandir, elles meurent. Car si la masse d’argent ne grandit pas,
les emprunteurs ne peuvent plus rembourser leurs dettes et toutes les banques
font des pertes massives simultanément.
Beaucoup de pays euro ont déjà fait
l’expérience de ce que cela veut dire, quand des banques de pays plus riches
viennent fournir massivement des prêts bon marché, que leur économie locale ne peut
jamais regagner et rembourser. Alors, les ministres de finances jètent des
milliards en l’air pour sauver les banques et l’euro, au frais des citoyens
Européens.
En plus, ce système bancaire mine la
démocratie. Autrefois les gouvernements géraient les infrastructures et services
publics, comme la distribution de l’eau, du gaz, de l’électricité, les
télécommunications, les postes, les transports publics, les aéroports, les
services de santé, l’éducation etc. Avec l’euro ils n’ont plus le droit. Zeus
leur a ôté ces fonctions publiques et les a offertes à ses disciples avares et
insatiables. Aujourd’hui nos sociétés sont formées par les intérêts des
banquiers, et non pas par les intérêts des citoyens. La plupart des
parlementaires ne semblent pas encore avoir compris les intentions de Zeus. Soit
ils flirtent avec lui, soit ils sont confiants qu’il ne leur fera pas trop mal.
Ils acceptent le viol et se soumettent.
Cependant, le jeu de Zeus est sadique. Il
lui fait croire qu’elle doit tout lui donner, qu’elle le lui doit. Le cerveau
lavé elle concède et économise sur toutes les choses qui, avant, étaient sa
fierté. Non, le Zeus moderne ne la fait pas reine, mais esclave de son besoin
insatiable d’argent et de pouvoir. Il fait d’elle une meurtrière redoutable, qui
se charge d'éliminer ses adversaires, comme Gaddafi qui voulait récupérer les
milliards d’euros de ses comptes en Europe.
[3]
Sur papier la solution est simple.
Débarrassons-nous de Zeus. Élisons des gens qui comprennent où le système
bancaire à réserve fractionnelle mène et qui ont la volonté de remplacer la
création d’argent privée par de l’argent mis en circulation par l´état. C’est
d’ailleurs également la seule solution pour se diriger vers une société durable
et de laisser la religion de la croissance éternelle derrière nous.
[1] « Sortir de l’euro, et puis ? »
http://www.courtfool.info/fr_Sortir_de_l_euro.htm
[2] « Secrets d’arget, intérêts et inflation »
http://www.courtfool.info/fr_Secrets_d_argent_interets_et_inflation.htm
[3] « L’OTAN sauve l’euro en Libye »
http://www.courtfool.info/fr_L_OTAN_sauve_l_euro_en_Libye.htm
9 septembre 2011
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