Sortir de l’euro, et puis?
Par Rudo de Ruijter,
Chercheur indépendant,
Pays-Bas
L'euro est une monnaie très pratique,
mais elle fait des millions de victimes. Cet article
explique d’une façon simple pourquoi l’euro ne peut pas
marcher et expose les avantages d’un passage vers un système
d’argent d’État.
- Non, la coopération Européenne ne
s’arrêtera pas sans l’euro!
- Et oui, nous serions bien mieux avec de
l’argent d’État!
L’euro a un problème insoluble. Les pays
qui sont sévèrement endettés maintenant, s’ils réussissent à
s’en sortir à coups de réductions de dépenses d’État,
s’endetteront de manière prévisible à nouveau.
C’est parce que ces pays sont victimes d’un
défaut fondamental dans l’euro. Déjà avant le démarrage de
l’euro des économistes ont averti, qu’une monnaie unique ne
peut fonctionner que lorsque tous les pays participants sont
économiquement homogènes.
[1] [2] [3]
En ce moment il n’y a rien qui empêche
des consommateurs grecs de préférer des produits d’Allemagne
meilleurs et moins chers. Et lorsque la Grèce importe plus
qu’elle n’exporte, ses dettes augmentent. La même chose vaut
pour tous les pays moins productifs dans la zone euro. Ils
pourront réduire leurs dépenses autant qu’ils voudront et
privatiser toutes les infrastructures, mais la prochaine
crise de dettes ne sera jamais loin!
Voici pourquoi. Lorsque les consommateurs
dans des pays moins productifs préfèrent des produits
importés moins chers et meilleurs, la dette extérieure
augmentera, tandis que la productivité du pays diminuera.
Lorsqu’un pays dispose de sa propre monnaie, il peut la
dévaluer. Cela augmentera le prix des produits importés et
diminuera le prix de ses propres produits à l’exportation.
La dette diminuera et la productivité augmentera de nouveau.
Des dévaluations étaient habituelles avant le début de
l’euro.
Avec l’euro les dévaluations ne sont plus
possibles et les pays finissent coincés dans les dettes.
Mais lorsque les pays signent pour faire part de la zone
euro, ils s’obligent à réduire leur dette publique en
dessous de 60% de leur produit national brut (PNB) et leur
déficit fiscal en dessous de 3% du PNB. Lorsqu’ils dépassent
ces limites les autres pays considèrent cela comme un danger
pour la stabilité de l’euro. Ces autres pays imposeront des
sanctions au gouvernements endettés pour les obliger à
prendre des mesures adéquates (comme si une solution durable
existait) et si cela ne fonctionne pas, ces autres pays
fourniront des prêts (qui, soit dit en passant, augmentent
la dette extérieure!), accompagnés de conditions sévères,
comme des réductions de dépenses publiques – licenciements
de fonctionnaires, coupures dans les budgets d’éducation, de
culture, d’affaires sociales, de l’armée etc. – et des
obligations de vendre des propriétés d’État et des
infrastructures et services publics! (Méfiez-vous, lorsque
vous entendez dire des politiciens de pays plus riches,
qu’ils vont aider les plus faibles!)
Ce n’est pas un hasard que ce soit la Grèce,
l’Espagne et l’Irlande qui sont touchés le plus sévèrement
aujourd’hui. Économiquement ces pays ne peuvent être
comparés à un pays comme l’Allemagne. Dès qu’une crise
frappe la zone euro, il devient clair que la zone n’est pas
homogène; il y a des pays forts et des pays faibles.
L’Europe est composée de pays très différents avec des
économies très différentes avec des potentiels de
productivité très différents.
En fait, il est impossible d’utiliser une
monnaie unique dans une zone si hétérogène comme les 23
pays actuels de la zone euro. Malgré les avertissements des
économistes, les politiciens ont décidé de l’introduire
quand-même. Pour les partisans ce n’était qu’une question
d’inventer des règles de jeu et de convaincre les pays de
signer des accords, comme quoi ils se tiendraient à ces
règles. Eh bien, on peut mettre des signatures sur des bouts
de papiers, mais cela ne rend pas possible ce qui ne l’est
pas. Aujourd’hui, 20 des 27 pays de l'Union Européenne ne peuvent satisfaire aux
exigences budgétaires.
[4]
Les différences en productivité ne sont pas
que temporaires. Des différences intrinsèques sont relatées
au climat local, à la situation géographique, à la fertilité
du sol, à la présence d’eau et d’énergie, aux distances à
couvrir, aux difficultés de transport et à d’autres choses
invariables. Ils déterminent en grande mesure l’échec ou la
réussite d’activités économiques. Chaque pays a développé sa
propre économie typique, l’un s’appuyant un peu plus sur
l’agriculture, l’autre sur l’industrie lourde, encore un
autre sur le transport naval et le commerce etc. Pour ces
raisons une “politique financière d’ensemble” ne pourra
jamais convenir à tous les pays.
L’exemple du dollar?
Souvent on mentionne les États –Unis comme
exemple d’un “succès” d’une zone à monnaie unique.
Cependant, une différence cruciale est que là-bas tout le
monde parle la même langue et ainsi les gens peuvent
déménager beaucoup plus facilement vers les endroits où il y
a des activités économiques. En Europe la mobilité
internationale du travail est relativement restreinte, pas
seulement à cause des barrières linguistiques, mais aussi
parce que nous avons de vieux pays avec des gens qui sont
enracinés dans leurs traditions et cultures.
Ceci étant dit, on peut se demander si l’on
peut appeler le dollar un succès d’une monnaie unique.
[5]
Depuis1973 les États-Unis ont importé beaucoup plus qu’ils
n’ont exporté et avec une dette spiralante et non
maîtrisable le pays vit comme un parasite qui se nourrit de
quasiment tous les pays du monde. L’exemple du dollar serait
plutôt une preuve, qu’une monnaie unique dans une zone
hétérogène n’est pas possible sans une exploitation massive
d’autres pays.
Sortir de l’euro?
Comprendre que l’euro ne peut pas marcher
est une chose. La suivante est encore plus importante. Je
démontrerai, que retourner simplement vers nos monnaies
antérieures est une très mauvaise solution. Certes,
nous aurons de nouveau besoin de monnaies nationales, mais
si nous voulons éviter les erreurs du passé, nous aurons
besoin d’argent émis par l’État. (Ce qui est d’ailleurs
comme la plupart des gens pensent que c’est
aujourd’hui.)
Pour comprendre pourquoi de l’argent d’État
est si important, nous devons comprendre ce qu’est l’argent
et comment cela fonctionne. L’argent actuel n’est ni mis en
circulation, ni géré par le gouvernement. Au lieu de cela –
et pour beaucoup de gens cela peut sembler incroyable –
quasiment tout l’argent qui existe aujourd’hui a été mis en
circulation par des banques commerciales de façon secrète
(et trompeuse). En fait, vous n’avez pas d’argent sur vos
comptes bancaires, mais juste des chiffres. Ces chiffres
sont une “illusion d’argent”. Sur votre relevé bancaire il
est mentionné combien le banquier vous doit, mais cet argent
n’existe pas, à part une fraction minuscule. Bien sûr, tant
que vous pouvez payer avec ce faux argent, cela vous est
égal. [6]
Néanmoins, comme je démontrerai
ci-dessous, c’est cette tromperie dans le système bancaire,
qui permet aux banquiers de faire gonfler la masse d’argent
de façon permanente, ce qui forme un danger pour notre
société. Les banquiers ont corrompu toutes les monnaies du
monde avec leurs tours de comptabilité secrets. L’euro n’est
pas une exception.

Le secret de
l’argent
Aujourd’hui, moins de 5% de tout l’argent
est du vrai argent sous forme de billets et pièces.
Le reste a été artificiellement créé par les banques et
n’existe que sous forme de chiffres sur des comptes
bancaires. Quand vous empruntez de l’argent à la banque, le
banquier ne vous prête pas de l’argent existant. Au lieu de
cela il crée un nouveau montant, simplement en tapant des
chiffres sur votre compte. Ensuite vous payez des intérêts
sur cet argent nouveau. Souvent il s’agit de montants
importants. Habituellement, quelqu’un qui paye sa maison en
20 ou 30 ans paye à peu près autant d’intérêts que des
remboursements. En fait il paye deux maisons. Une pour
lui-même et une pour son banquier!
[7]
Au moment que quelqu’un achète une maison,
l’argent de son emprunt est viré sur le compte du vendeur.
Celui-ci dépensera cet argent pour d’autres choses. Ainsi
l’argent de l’emprunt commence à circuler dans la société.
Tout argent dans la société a commencé comme un prêt.
Chaque banquier collecte des intérêts sur l’argent qu’il a
créé et tous les banquiers réunis collectent des intérêts
sur tout l’argent qui existe. Si vous avez de l’argent dans
votre poche ou sur votre compte, il y a quelqu’un quelque
part qui paye des intérêts sur cet argent à un banquier.
Lorsque quelqu’un rembourse son emprunt, l’argent, qui a été
créé en le tapant dans son compte, est détruit en le
déduisant de ce compte. À ce moment-là, cet argent n’existe
plus.
Tout l’argent est donc temporaire. Le
montant total existant représente la part des prêts emis
encore à rembourser. Cela veut dire, que le montant d’argent
total dans la société est un montant hasardeux. Il n’a rien
à faire avec les besoins de la société pour l’échange normal
des biens et services.
Inflation éternelle
Encore pire, les banquiers fournissent de
plus en plus de prêts et ainsi ils créent de plus en plus
d’argent. Quand on utilise plus d’argent pour acheter un
même nombre de biens et de services, la valeur de chaque
unité d’argent diminue et les prix augmentent. C’est
l’inflation bien connue.
[8]
Le chef d’orchestre de cette inflation est le banquier
central. Quand il baisse son taux d’intérêt, il indique aux
banques qu’elles doivent accélérer la distribution de
crédits (à taux plus bas les gens emprunteront plus et plus
facilement) et, à l’inverse, lorsqu’il augmente son taux, la
croissance de la masse d’argent ralentira.
Les banquiers ont besoin d’inflation
Les banquiers ont besoin d’inflation.
[9]
Lorsque la création d’argent s’accélère, il devient plus
facile pour l’emprunteur de gagner les sommes dont il a
besoin pour payer sa dette. C’est un avantage pour
l’emprunteur, mais également pour les banquiers. Cela
garantit moins de défauts de paiement.
Le fait que le principal du prêt aura
diminué en valeur au moment où il est remboursé, ne nuit pas
le banquier. En effet, les montants remboursés pour le
principal ne continuent pas à exister. Rappelez-vous, que le
banquier a créé ce montant en le tapant dans un compte et le
détruit au moment du remboursement en le déduisant de ce
compte.
Quant aux intérêts c’est une autre histoire.
Ces intérêts ne font pas partie de l’argent que le banquier
a créé pour le prêt et ces montants ne disparaîtront pas au
moment où ils sont payés. C’est les bénéfices du banquier!
Il est vrai que leur valeur aura diminué à cause de
l’inflation. Mais n’ayez pas pitié du banquier. Vous pouvez
être certain qu’il a vu ce problème d’avance et qu’il a
haussé son taux dès le départ pour compenser cette
dévaluation.
Pas de possibilité pour une société durable
L’inflation a encore un autre aspect
important. Si nous ne voulons pas nous apauvrir, nous devons
travailler toujours plus pour compenser la perte de la
valeur de notre argent. C’est la raison pourquoi l’inflation
cause de plus en plus d’activité économique. Autrement dit,
avec un système bancaire inflationniste il ne sera jamais
possible d’atteindre une société durable et équilibrée.
Pouvoir financier
La masse d’argent toujours croissante crée
une situation dans laquelle tout devient achetable, même
l’État. Dans beaucoup de pays des groupes financiers ont
déjà acheté des services publics pour les transformer en un
fleuve de profits continuels: les services de distribution
de gaz, d’électricité et d’eau, les transports publics, les
postes, le téléphone et des tâches de gendarmerie, les
prisons, la santé publique, les services de collecte de
déchets etc. Ceci est un procès continuel. Les banquiers et
l’élite financière prennent de plus en plus de décisions
d’investissements qui donnent forme à notre société et
l’État en prend toujours moins.
Ceci a des conséquences. L’argent et le
profit déterminent aujourd’hui ce qui est “bon” pour notre
société. Mais ce n’est pas tout. Puisque le gouvernement
fournit de moins en moins de services à ses citoyens, elle
perd la reconnaissance d’autorité naturelle. Au lieu d’être
une institution qui prend soin de sa population, le
gouvernement est en train de devenir un squelette, qui a
besoin de plus en plus d’oppression pour faire respecter des
décisions de courte vue et pour le court terme. Au lieu
d’être le garant des libertés individuelles, le gouvernement
autorise, et même favorise, que tous les citoyens soient mis
sous surveillance électronique, effectuée aussi bien par des
organisations d’État que des privées, avec des milliers de
caméras, reliées à des bases de données interconnectées. Le
KGB était une école maternelle, comparé à la surveillance
électronique rapidement croissante d’aujourd’hui.
L’euro
L’euro est une monnaie appartenant à la
Banque Centrale Européenne (BCE) à Frankfurt.
[10]
La BCE appartient aux banques centrales des pays
participants.
[11]
Malgré leurs noms, qui ressemblent à ceux
d’institutions d’État (Deutsche Bundesbank, Banque de
France, etc.), elles sont toutes indépendantes du
gouvernement et la plupart sont dirigées par des conseils
privés.
[12]
Malgré son caractère privé, la BCE est un
organe officiel de l’Union Européenne. Grâce à l’article 7
du Système Européen des Banques Centrales (SEBC) et
l’article 107 du Traité de Maastricht, la BCE jouit d’une
indépendance totale.
[13]
Notez, que cette indépendance ne provient
pas de quelque nécessité logique ou organisationnelle, mais
est purement issue de la croyance, que seuls des banquiers
centraux indépendants sont capables de gérer le système
d’argent convenablement. Eh bien, si nous ne mettons pas en
question cette croyance aujourd’hui, quand le ferons-nous?
[14]
Le gouvernement Européen
En 1957 la
Communauté Économique Européenne (CEE) débutait. Dès le
départ il a manqué de gouvernance démocratique: le parlement
n’avait qu’un rôle consultatif. Les buts de la CEE
étaient la coopération économique et politique entre la
France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et
le Luxembourg.
En 1967 une concentration de pouvoir a eu lieu, lorsque la CEE, l’Euratom et la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier
devenaient les Communautés Européennes. Par ailleurs,
les droits de veto des pays individuels étaient abolis dans beaucoup de
domaines. Lorsque ceci fût réglé les banquiers sont entrés. En 1970 Pierre
Werner, un banquier Luxembourgeois influant [15] , a préparé les plans pour la
monnaie collective.
Bretton Woods
Pierre Werner était l’un de participants à
la Conférence de Bretton Woods en 1944, qui était fortement
dominée par l’esprit agressif de la Seconde Guerre Mondiale.
Lors de cette conférence les principes ont été décidés pour
le commerce et la finance mondial. Dorénavant les pays
devaient accorder leur monnaie au dollar et garder leur taux
de change stable. Cela était bénéfique pour le commerce et
la finance international. En fait, ce que ce principe
exprimait, c’est que l’aisance pour le commerce et la
finance international était plus importante que la faculté
des pays de pouvoir s’adapter à l’environnement
international changeant. Implicitement, par ce même accord,
les États-Unis étaient proclamés “maître du monde”, puisque
tous les pays auraient à adapter leurs taux de change au
dollar, tandis que les États Unis pouvaient faire ce qu’ils
voulaient.
À cette même conférence le Fond Monétaire
International (FMI) a été établi, de même que les
précurseurs de la Banque Mondiale et l’Organisation Mondiale
du Commerce. Les messieurs à Bretton Wood savaient fort
bien, que les pays plus faibles souffriraient de leurs
projets. Le FMI, et plus tard également la Banque Mondiale
recevaient le rôle de fournir des crédits à ces pays. Ils
étaient accompagnés de conditions sévères, comme des
réductions de dépenses publiques, ce qui entaîna
généralement de graves conséquences pour l’éducation et la
santé publique. Dans la pratique le FMI et la Banque
Mondiale noyaient les pays en développement dans des
crédits. Les dettes de ces pays devenaient alors tellement
élevées, qu’ils ne pouvaient plus payer les intérêts et donc
encore moins les remboursements. Et dès qu’un pays se
trouvait dans une position sans issue, il était obligé de
vendre tout ce qu’il avait (particulièrement ses minerais et
son pétrole) le plus souvent à des entreprises des
États-Unis.
[16]
Prêts de l’étranger
Bien que la Banque Mondiale ait enseigné le
contraire à ses employés, les crédits étrangers forment la
plus mauvaise manière pour aider un pays en
difficulté. La seule chose qu’il peut faire avec de l’argent
étranger c’est acheter des produits à l’étranger et
s’endetter davantage.
[17]
Uniquement dans le cas où un pays a vraiment
besoin d’une machine ou d’autre chose qu’il ne peut
fabriquer lui-même et où, en outre, le fournisseur refuse la
monnaie du pays, un prêt de l’étranger peut être justifié.
Libre mouvement de capital
Et que signifierait Euroland pour les
banquiers? Les banquiers perdraient une source de revenues
importante: les commissions sur l’échange des nombreuses
monnaies nationales. Mais ils gagneraient une source de
revenus bien plus importante: le libre mouvement de capital.
C’était une pré-condition pour une monnaie unique. Grâce à
cela les banquiers pouvaient facilement fournir des prêts
partout où des bénéfices pouvaient être faits.
Le boom de la construction en Europe du
Sud
Internationalement les banquiers ont convenu d’un nombre de règles pour
eux-mêmes, qui fixent des limites au montant total des prêts qu’ils peuvent
émettre par rapport à leur capital. La norme est qu’ils doivent disposer d’au
moins 8 euros de capital pour chaque 100 euros de prêts en cours dans le
commerce et l’industrie. Cependant, pour la construction de maisons, ils peuvent
prêter deux fois autant et donc collecter deux fois autant d’intérêts. [18] Il
y a peu de temps les banquiers pensaient encore que les prix des maisons ne
pouvaient qu’augmenter et que les prêts pour la construction de maison étaient
pour ainsi dire sans risque. Ainsi naissait le boom de la construction en
Espagne, au Portugal, en Irlande et ailleurs. Ce que les banquiers oubliaient,
c’est que pour rembourser les crédits leurs clients devaient pouvoir gagner de
l’argent. Il aurait donc fallu également des activités économiques. Mais pour
financer des activités économiques, comme de l’industrie et des commerces, les
banquiers ne peuvent collecter que moitié autant d’intérêts..
Au secours!
La Grèce fait déjà l’expérience de ce que
c’est d’avoir des “amis” Européens, qui arrivent avec des
prêts et exigent simultanément des réductions énormes dans
les dépenses publiques. Ces amis ont tellement de confiance
dans leur solution, qu’ils ont fait entrer le chien de
sauvetage enragé FMI pour avoir sa part dans la tragédie
Grecque.
[19] Notons en passant, que l’euro
est maintenant “assisté” par le FMI. Rigolo, si ce n’était
pas une réalité si tragique.
L’Irlande, le Portugal et l’Espagne se
trouvent en difficulté aussi. Tant qu’ils restent dans
l’euro, ils ne pourront pas dévaluer leur monnaie. L’euro
fonctionne maintenant comme un taux de change invisible et
imposé entre les différents pays. Les pays endettés ont un
double problème. En premier lieu ils doivent réduire leurs
dettes jusqu’au niveau convenu pour la zone euro et
deuxièmement ils doivent éviter de s’endetter à l’avenir.
Le premier problème est généralement résolu
avec des mesures extrêmement dures, comme des coupes dans
les dépenses sociales et culturelles, dans l’éducation et la
santé publique, puis le licenciement de fonctionnaires et la
privatisation d’infrastructures (comme des aéroports
Espagnols) et des services publics et, pour couronner le
tout, une forte hausse d’impôts. Ces mesures sont agressives
et très injustes pour les gens ordinaires, qui ne sont pas
responsables de cette tragédie. Beaucoup de gens tomberont
dans la pauvreté. Ont-ils une chance de s’en sortir?
Est-ce que les choses pourront aller
mieux?
Pour en avoir une idée, il faut voir le
deuxième problème. Comment peut-on éviter, que des pays
moins productifs s’endettent? Eh bien, on ne peut pas.
Il n’y a aucune manière pour empêcher que les gens dans de
pays moins productifs importent plus qu’ils n’exportent. Il
est même logique de supposer, qu’ils préfèreront acheter des
produits moins chers et meilleurs importés de pays plus
productifs de la zone euro. C’est le défaut fondamental de
la monnaie unique dans un marché commun composé d’économies
très hétérogènes.
D’après moi, les mesures dures que ces pays
prennent en ce moment sont complètement inutiles, si ces
pays ne quittent pas l’euro.
Mauvaises solutions
Une mauvaise solution serait de retourner
vers la situation d’avant l’euro et de laisser les banquiers
créer l’argent et de les laisser gonfler la masse d’argent
avec leur inflation éternelle.
Il y a des gens qui pensent, que si les
banquiers ne sont plus autorisés à créer de l’argent
simplement en le tapant dans un compte bancaire, l’inflation
s’arrêterait. La seule chose qui s’arrêterait est l’effet
multiplicateur des avoirs bancaires.
[20]
Il est vrai, qu’on aurait alors du vrai argent sur nos
comptes bancaires, mais, comme indiqué plus haut, les
banquiers ont besoin d’inflation. Ils continueraient donc à
fournir de plus en plus de prêts, mais au lieu de créer de
l’argent du néant, ils devraient l’emprunter à la banque
centrale. Celle-ci peut créer de l’argent indéfiniment. Et
bien entendu, les banquiers feraient porter ce coût
supplémentaire par leurs clients. Les prêts deviendraient
plus chers et l’inflation ne cesserait pas pour autant.
Une autre mauvaise solution serait de
choisir une monnaie basée sur de l’or. Bien que de pareilles
monnaies aient existé dans le passé (aux États-Unis jusqu’en
1971), de l’argent basé sur de l’or a beaucoup de
désavantages. Les pays sans mines d’or seraient obligés d’en
acheter (c’est à dire, livrer des biens et services aux pays
fournisseurs d’or) dans le simple but de disposer d’un moyen
d’échange national. Et chaque fois que plus d’or arrive sur
le marché, ils seraient obligés d’en acheter plus pour
éviter que leur monnaie dévalue par rapport aux pays qui
continuent à augmenter leurs réserves d’or. L’industrie des
mines d’or détiendrait en bien des aspects un pouvoir
supranational, même plus que la Réserve Fédérale
aujourd’hui. L’or n’a pas de valeur stable. Son prix peut
être influencé par ceux qui détiennent de grands stocks
(comme ces industries des mines d’or et les banques
centrales). Même de grands nombres de petits vendeurs et
d’acheteurs, lorsqu’ils agissent par peur ou par avidité,
peuvent influencer le prix. Encore plus qu’aujourd’hui l’or
causerait des conflits, de l’oppression et des guerres.
Toute couverture de l’argent par des biens
commerciaux, que ce soit de l’or, de l’argent ou autre
chose, aura un impact sévère sur la monnaie en question, de
même que sur le prix des biens commerciaux choisis.
La solution
avec de l’argent d’État
La plupart des gens pensent que l’argent est
émis par l’État. C’est ainsi que cela devrait être. L’argent
doit appartenir à la société et non pas aux banquiers. C’est
la seule manière d’obtenir un système d’argent honnête et
un gouvernement qui ne dépend pas des banquiers.
En ce moment nous avons un système d’argent
très onéreux, avec des banquiers qui, chaque année,
augmentent leur capital avec des bénéfices gigantesques. Les
banquiers diront, qu’ils ont besoin de ce capital pour le
cas où ils doivent absorber des pertes. Ces pertes seraient
alors à déduire du capital. Eh bien, objectivement, leurs
capitaux sont énormes, mais simultanément ils ne couvrent
qu’une fraction infime des prêts en cours. Si les pertes
sont trop grandes, le capital aura vite disparu. Mais si
nous regardons de plus près les accords internationaux entre
banquiers, on constate, qu’ils ne peuvent même pas utiliser
leur capital obligatoire pour absorber des pertes. S’ils
déduisent quelque montant que ce soit du capital
obligatoire, il y a immédiatement vingt fois plus de prêts
sur leur bilan qui ne sont plus couverts par du capital.
Donc, ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des banquiers
qui, au lieu de subir leurs pertes, courent simplement voir
le ministre des finances pour lui dire qu’ils ont besoin
d’argent frais, puis qu’autrement ils n’auront plus assez de
capital!
-
Banque d’État
Eh bien, nous pouvons en finir avec ce
système onéreux et malhonnête en créant une banque d’État,
qui sera la seule banque autorisée à créer de l’argent dans
le pays. Celle-ci créera l’argent nécessaire pour les prêts
dans le pays, de même que pour l’avance des dépenses de
l’État. Et quant aux banquiers privés, il leur serait
désormais interdit de créer des avoirs sans disposer de
l’argent correspondant. Si les banquiers veulent, ils
pourront opérer comme intermédiaires entre la banque d’État
et le public pour l’émission de crédits. Pour ceci ils
recevraient une provision et non pas d’intérêts. Ils
pourront également gérer les comptes clients au nom et pour
le compte de la banque d’État. De cette façon les clients
peuvent garder leurs comptes bancaires et hormis l’instant
de la mutation vers la monnaie nationale, il n’y aura pas
d’interruption dans les services de paiements
interbancaires. (Dans le cas où les banquiers ne voudront
pas coopérer, la banque d’État devra ouvrir ses propres
guichets, par exemple dans les bureaux d’impôts.)
A côté de leur nouvelle fonction comme
intermédiaire pour les prêts de la banque d’État au public,
les banquiers pourront toujours réunir de l’argent existant
pour former des fonds qui pourront être prêtés à intérêt.
Puis qu’il s’agira d’argent existant, cela ne créera pas
d’inflation.
-
Arrêt de l’inflation
Avec cette réforme le gouvernement dispose
des moyens pour arrêter l’inflation. Disposer des moyens ne
veut pas dire, qu’il faut le faire. Il est plus probable,
que les gouvernements freineront l’inflation
progressivement, lorsque pas à pas la philosophie de
“l’avidité est belle” sera infléchie en “soin pour
l’environnement et l’avenir”. Et quelle que soit la forme
que cela prend, nous ne serons plus obligés de travailler
tout le temps plus pour faire plaisir aux banquiers.
-
Plus de dette publique
Si le gouvernement peut créer l’argent dont
nous avons besoin, la dette publique peut disparaître.
La dette publique se forme lorsque le
gouvernement fait des dépenses pour lesquelles les impôts
correspondants n’ont pas encore été levés. En ce moment nous
payons beaucoup d’intérêts pour les Bons du Trésor que
l’État émet pour financer ces dépenses. Les banquiers aiment
bien investir dans ces Bons du Trésor, comme ils délivrent
des intérêts quasiment sans risque. Donc, d’un côté le
gouvernement devait s’endetter pour sauver les banquiers et,
de l’autre côté les banquiers reçoivent des intérêts sur ces
mêmes dettes!
-
Fonds de retraites complémentaires
D’autres profiteurs de la dette publique
sont les fonds de retraite complémentaires, qui y puisent
une partie de leurs revenus. Nos retraités sont payés pour
une partie consistante de ces intérêts, qui, à leur tour,
sont payés par les payeurs d’impôts. Une autre partie est
payée par les primes de retraite de la population active.
Donc, derrière la façade, qui fait penser que les gens
mettent de l’argent de côté pour leur retraite, la majeure
partie de l’argent que reçoivent nos retraités provient des
primes et impôts payés par la population active.
En fait c’est assez logique. Si l’on
stockait simplement de l’argent pendant des décennies et
qu’on le liberait ensuite, on ne provoquerait que de
l’inflation. Ce que l’on peut faire avec l’argent quand on
est vieux dépend en grande mesure de la force de travail et
de la productivité de la population active à ce moment-là.
Une autre partie des revenus de nos
retraités provient de placements à l’étranger, ou, pour le
dire plus clairement, du travail de gens à l’étranger.
Éthiquement c’est comme du colonialisme financier. Rien pour
être fier.
C’est pour cela que ce serait plus logique
d’avoir une caisse de retraite gérée par la banque d’État.
Ou pour le dire différemment, la population active devra
tout simplement accepter qu’elle doit prendre soin de la
population âgée. Les citoyens, qui voudraient transférer
leurs droits acquis dans les caisses de retraite privées
vers la caisse d’État, doivent avoir la liberté de le faire.
-
Intérêts
Beaucoup de gens trouvent, que les intérêts
ne sont pas éthiques. Cependant, si une partie du produit
des intérêts est utilisée pour absorber les pertes sur les
prêts qui ne peuvent pas être remboursés, et quand le reste
va au Trésor du pays, je ne vois pas d’inconvénient. Cette
dernière partie diminuerait les impôts à lever.
Le gouvernement pourrait mettre en place des
taux d’intérêts variés selon le secteur et le type
d’investissements qu’il veut privilégier. Au lieu de
conduire bêtement un seul taux d’intérêt, comme le font les
banques centrales d’aujourd’hui, le gouvernement pourrait
diriger les prêts et les investissements dans les directions
nécessaires.
Les intérêts sont également un moyen utile
pour inciter les emprunteurs de payer leurs dettes à temps.
-
Riches et pauvres
Aujourd’hui, lors de la délivrance de prêts,
les banquiers exigent un gage qu’ils peuvent saisir si
l’emprunteur ne paye pas sa dette. De cette façon les riches
peuvent toujours obtenir des prêts et investir plus
facilement et donc s’enrichir davantage plus facilement.
L’écart grandissant entre riches et pauvres est dangereux
pour la société. La banque d’État n’a pas besoin de gages.
On peut comparer les prêts qu’elle fournit avec des dettes
d’impôts. S’ils ne sont pas remboursés, ils peuvent être
traités de façon similaire. En principe, les pauvres
pourraient emprunter et investir aussi facilement que les
riches.
Comme expliqué plus haut, dans un
environnement sans inflation il est plus difficile de
rembourser des emprunts. Cependant, ceci sera compensé par
le fait que les taux d’intérêts pourront rester plus bas,
puisque nous n’aurons plus à contribuer à la capitalisation
chère et inutile des banques privées. En outre, si
nécessaire, des compensations supplémentaires peuvent être
offertes aux emprunteurs via la politique d’impôts.
-
Est-ce que ça coûte cher de
quitter l’euro?
Quelques politiciens cherchent à effrayer
les gens et prétendent que ce serait extrêmement coûteux de
quitter l’euro et que cela mettrait le développement
économique des années en arrière et ainsi de suite, etc. Eh
bien, pour commencer, des pays n’arrêtent pas de commercer
parce qu’un pays a quitté l’euro et a une nouvelle monnaie.
Et si ce pays opte pour de l’argent d’État, les coûts sont
principalement organisationnels et relativement minimes par
rapport aux gains obtenus.
Tout l’argent nécessaire à la mutation peut
simplement être créé du néant par la banque d’État. Tous les
euros en circulation dans le pays pourront être achetés par
la banque d’État par l’émission d’argent nouveau. Ces euros
pourront être mis de côté comme réserve stratégique ou pour
régler des importations.
Le gouvernement pourra racheter toutes les
infrastructures essentielles et services publics du pays. La
reconstruction d’entreprises nationales à partir des
nombreuses entreprises privées et fragmentées dans les
domaines de l’énergie, postes, téléphone, chemin de fer et
autres mènera certainement à des services beaucoup plus
fiables. Dans ces services essentiels la qualité et le
client devraient avoir la priorité. Cela ne signifie pas un
retour vers les entreprises d’État poussiéreuses
d’autrefois. Des entreprises d’État peuvent parfaitement
être gérées d’une façon moderne et efficace et, pourquoi
pas, offrir des services bien meilleurs que n’importe quelle
entreprise privée à la recherche de profits.
Je ne dis pas que tous ces changements sont
faciles. Mais si nous voulons atteindre une société durable,
où la démocratie et la liberté veulent encore dire quelque
chose lorsque nos enfants et petits-enfants seront grands,
c’est le chemin qu’il faut prendre.
-
Résumé
La réforme, telle que je la vois, peut être
résumée comme le schéma ci-dessous. Veuillez prêter
attention aux notes sous le schéma.

Notes et références:
[1] Dans les
études scientifiques sur le “optimum currency areas”
(régions optimales pour une monnaie) nous pouvons distinguer
des études centrées sur les conditions nécessaires et celles
d’après 1970 (lorsque les politiciens avaient décidés qu’ils
voulaient une monnaie unique), qui sont davantage centrées
sur les coûts et bénéfices.
Roman Horvath and Lubos Komarek dans
“OPTIMUM CURRENCY AREA THEORY: AN APPROACH FOR THINKING
ABOUT MONETARY INTEGRATION” (2002)
(Traduction
Française, voir en dessous.)
“It is possible to distinguish two major
streams of the optimum currency area literature. The first
stream tries to find the crucial economic characteristics to
determine where the (illusionary) borders for exchange rates
should be drawn (1960s-1970s). The second stream (1970s-till
now) assumes that any single country fulfills completely the
requirements to make it an optimal member of a monetary
union. As a result, the second approach does not continue in
the search for characteristics, identified as important for
choosing the participants in an optimum currency area. This
literature focuses on studying the costs and the benefits to
a country intending to participate in a currency area.”
“Il est possible
de distinguer deux courants majeurs dans la littérature sur
les régions optimales pour une monnaie. Le premier courant
tente de trouver les caractéristiques clefs pour déterminer
où les frontières (imaginaires) pour des taux de change
devraient être établies (années 60 et 70). Le deuxième
courant (de 1970 jus qu’aujourd’hui) suppose que n’importe
quel pays individuel répond entièrement aux exigences pour
en faire un membre optimal d’une union monétaire. Par
conséquent, la deuxième approche ne continue pas à
rechercher les caractéristiques, qui ont été identifiées
comme importantes pour choisir les participants dans une
région monétaire optimale. Cette littérature-ci est centrée
sur l’étude des coûts et bénéfices pour un pays qui a
l’intention de participer dans une région [union]
monétaire.”
http://wrap.warwick.ac.uk/1539/1/WRAP_Horvath_twerp647.pdf
, page 7.
Friedman décrit les avantages de cours de
change flexibles comme suit : « Comme on le constate
habituellement, les prix et les salaires dans un pays sont
relativement rigides et [ces] facteurs sont immobiles entre
pays. Par conséquence, lors d’une demande négative ou d’un
choc dans l’approvisionnement, le seul instrument pour
éviter une plus grande inflation ou du chômage est un
changement dans le taux de change flexible (ce qui veut dire
réévaluer ou dévaluer la monnaie). Cela ramènera l’économie
vers l’équilibre interne et externe initial. (...) Sous le
régime de taux de change fixes, il y aurait toujours
l’impact déplaisant du chômage ou de l’inflation. »
http://wrap.warwick.ac.uk/1539/1/WRAP_Horvath_twerp647.pdf
, page 8.
[2] Yrd. Doç.
Dr. Hüseyin Mualla YÜCEOL, Mersin Üniversitesi İktisadi ve
İdari Bilimler Fakültesi, Maliye Bölümü, dans “WHY THE
EUROPEAN UNION IS NOT AN OPTIMAL CURRENCY AREA: THE LIMITS
OF INTEGRATION” (« POURQUOI
L’UNION EUROPÉENNE N’EST PAS UNE REGION DE MONNAIE
OPTIMALE : LES LIMITES D’UNE INTÉGRATION »)
« L’Europe n’est
pas une région de monnaie optimale. Néanmoins, le 1er
janvier 1999 onze pays de l’UE ont démarré une Union
Monétaire Européenne en adoptant une monnaie partagée,
l’euro, tandis que l’UE ne répond pas à tous le critères
pour une région monétaire optimale. Aussi, joindre l’UE
n’est pas la même chose que joindre l’euro, aussi bien pour
les anciens et les nouveaux membres. »
http://eab.ege.edu.tr/pdf/6_2/C6-S2-M6.pdf , page 66
[3] Paul de
Grauwe, parties d’un speech:
(Traduction
Française, voir en dessous.)
“With up to
twenty-seven members instead of the present twelve, the
challenge for ensuring a smooth functioning of the enlarged
Eurozone will be daunting. The reason is that in such a
large group the probability of what economists call
‘asymmetric shocks’ will increase significantly. This means
that some countries may experience a boom and inflationary
pressures while others experience deflationary forces. If
too many asymmetric shocks occur, the ECB will be paralyzed,
not knowing whether to increase or to reduce the interest
rates. As a result, member countries will often feel
frustrated with the ECB policies that do not (and cannot)
take into account the different economic conditions of the
individual member countries. This leads us to the question
whether the enlarged EMU will, in fact, be an optimal
currency area.” (...)
“If a country
is hit by negative shocks brought about by agglomeration
effects, the wage cuts necessary to deal with these shocks
will inevitably be very large. To give an example: If Ford
Motor were to close down a plant in Belgium and to invest in
Poland instead, the wage cut of Belgian workers that would
convince Ford Motor not to make this move would have to be
50% or more given that the wage not feasible, then
flexibility dictates that the Belgian workers be willing to
move.”
« Avec vingt-sept
membres au lieu des douze d’aujourd’hui, le défi pour
s’assurer d’un fonctionnement fluide de la zone euro élargie
sera terrible. La raison en est que dans un groupe si large
la probabilité de ce que les économistes appellent des
‘chocs asymétriques’ augmente de façon significative. Cela
veut dire, que certains pays peuvent avoir une hausse et une
pression inflationniste, tandis que d’autres ont des forces
déflationnistes. Si trop de chocs asymétriques surviennent,
la Banque Centrale Européenne sera paralysée, ne sachant pas
si elle doit augmenter ou réduire les taux d’intérêt. Par
conséquence les pays membres se sentiront souvent frustrés
par la politique de la banque Centrale Européenne, qui ne
tient pas compte et ne peut pas tenir compte) les
conditions économiques différentes dans les pays membres
individuels. Cela nous mène à la question si l’Union
Monétaire Européenne élargie sera une région de monnaie
optimale. » (...)
« Si un pays est
touché par des chocs négatifs causés par des effets
d’accumulation, les baisses de salaires nécessaires pour
gérer ces chocs seront inévitablement très importantes. Si
Ford Motors fermerait une usine en Belgique et, à la place,
investit en Pologne, les baisses de salaires des
travailleurs Belges devraient être de 50% ou plus pour
convaincre Ford Motors de ne pas déménager. Et vu que de
tels salaires ne sont pas faisables, la flexibilité dicte
que les travailleurs Belges accepteraient de déménager. »
http://mostlyeconomics.wordpress.com/2010/06/21/were-europes-curent-problems-never-imagined/
[4] NRC
Handelsblad, le 3 juin 2010
“De Europese Commissie heeft op dit moment
tegen 20 van de 27 EU-landen een procedure lopen omdat deze
landen de interne begrotingsregels van de Europese Unie
overschrijden.”
“La Commission
Européenne a entamé des procédures contre 20 des 27 membres
de l’Union Européenne, puisque ces pays enfreignent les
règles budgétaires de l’U.E.”
http://www.nrc.nl/economie/schuldencrisis/article2558281.ece/Ambtenaar_betaalt_bezuiniging
[5] Julius
Horvath in “Optimum currency area theory: A selective
review”
Ghosh and Wolf (1994), for example, conclude
the US is not an optimum currency area and tentatively
suggest separate currencies for different parts of the
United States.
Ghosh et Wolf
(1994), par exemple, concluent que les États Unis ne sont
pas une région monétaire optimale et tentent de suggérer des
monnaies séparées pour différentes parties des États-Unis.
http://www.bof.fi/NR/rdonlyres/5C4E3CE4-0386-4FDB-886B-C276040CD183/0/dp1503.pdf
, page 7
[6] Bien que
ça en ait l’air, nous ne pouvons pas payer avec le “faux”
argent sur nos comptes bancaires et cela ne se fait pas.
Avec le tout petit peu de vrai argent qui reste, les
banquiers réussissent à exécuter nos ordres de paiement.
Pour une explication simplifiée, voyez “Débit, crédit,
banco!”, paragraph “Jongler avec les paiements”
http://www.courtfool.info/fr_Debit_credit_banco.htm
[7] Inflation et taux d’intérêt
varienet énormément au cours du temps. Voyez graphique “US
rates 1940-1999”
http://www.courtfool.info/US_inflation_1940_1999.htm
Ces taux ne montrent pas les frais supplémentaires, que les
clients doivent souvent débourser pour obtenir leur prêts,
comme des assurances. Des assurances réduisent les risques
pour le banquier, donc augmentent ses bénéfices des prêts.
Donc même si vous payez ces assurances à une compagnie
d’assurances et non pas à votre banquier, elles forment une
forme d’intérêts déguisés.
[8]
L'inflation des prix mène au mécontentement de la
population. C'est pourquoi beaucoup de pays utilisent un
Indice des Prix à la Consommation (IPC), qui montre des
chiffres plus agréables.
http://www.mw.ua/2000/2020/52764
“… the reference value (4.5%) of m3 growth
on an annual basis. This reference value for monetary growth
is based on a potential economic growth of 2.0% to 2,5%, an
inflation of less than 2.0% in the medium term and a
long-term decline of the velocity of money by 0.5% to 1.0%,
per annum.”
« ... la valeur de
référence (4,5%) de la croissance de M3 sur une base
annuelle. Cette valeur de référence pour la croissance
monétaire est basée sur une croissance économique
potentielle de 2,0% à 2,5%, une inflation de moins de 2%
dans le moyen terme et un déclin sur la longue durée de la
vitesse de l’argent de 0,5% à 1,0% par an. »
http://www.dnb.nl/dnb/home/file/ar03_tcm47-146939.pdf
(page enlevée / ne plus accessible)
“In 2003, the money supply (m3) in the euro
area grew at a rate of 8.0%, well above the official
reference value of 4.5%.”
« En 2003, la
croissance monétaire (M3) dans la zone euro était de 8%,
bien au dessus la valeur de référence officielle de 4,5%. »
http://www.dnb.nl/dnb/home/file/ar03_tcm47-146939.pdf
(page enlevée / ne plus accessible)
Rappelez-vous, quand des politiciens, des
fonctionairs ou le banquier central parle en public de
l’”inflation”, ils veulent dire le changement dans l’Indice
des Prix à la Consommation.
L'indice est basé sur une comparaison
annuelle du coût d’un panier de produits pour un ménage «
moyen ». Le contenu du panier varie d'un pays à l'autre, et
il en est des même pour les méthodes pour calculer l’indice.
Un pays peut inclure le coût de la nourriture, du carburant
et du logement; un autre pays peut laisser ces coûts en
dehors.
http://bigpicture.typepad.com/comments/2005/09/the_history_of_.html
http://www.goldandsilverexchange.info/consumer-price-index.html
Certains pays publient les catégories de
produits qu’ils ont dans le panier. mais, en général, les
produits précis restent secrets. Néanmoins, certains bureaux
de statistiques révèlent quelques tours de passe-passe,
qu'ils pratiquent pour obtenir des indices flatteurs. Par
exemple, ils changent périodiquement le contenu du panier.
Les produits dont le prix augmente trop en sont sortis et
remplacés par d’autres meilleur marché. Ou, quand le prix
d'un produit reste stable, mais que la qualité s'améliore,
ils comptent l'amélioration de la qualité comme une baisse
de prix. Ainsi, pour les ordinateurs dans le panier, le
Bureau Central des Statistiques (CBS) au Pays-Bas compte une
baisse de prix de 64 pour cent entre 1998 et 2003! Et voilà
l’indice qui baisse !
http://www.cbs.nl/NR/rdonlyres/AB3F1E9D-EFED-4FD9-9393-E59F762D5C9B/0/2007gevoelsinflatieart.pdf
graphique page 6
http://www.cbs.nl/en-GB/menu/themas/prijzen/publicaties/artikelen/archief/2005/consumer-price-index-art.htm
Donc, le contenu du panier est adapté
périodiquement. La justification est : « quand les prix
montent, les ménages adaptent leurs achats aussi ». Et que
signifie cette politique d’adaptation pour l'indice ? Eh
bien, puisque le ménage moyen défini ne peut pas dépenser
plus qu'il ne gagne, l’augmentation du coût du panier est
automatiquement limitée à l'augmentation de ses revenus.
L’ICP vous fera donc toujours croire que l’inflation ne
dépasse pas l’augmentation des revenus.
Dans une région large et hétérogène comme la
zone euro les pays ne seront jamais touchés de la même façon
par des grands shocks comme la crise financière. Pour la BCE
il est alors impossible de réagir avec une politique qui
serait bonne pour tous les pays. La BCE sera contrainte de
choisir une politique qui convient à certains, mais pas à
d’autres. Et lorsque la politique monétaire n’est pas
adaptée cela peut provoquer de grosses inflations. Dans ces
cas aussi l’IPC fera de son mieux pour masquer la réalité.
[9] Le
banquier central prend soin que l’inflation continue
éternellement en guidant le taux d’intérêt.
[10] Les
bureaux de la Banque Centrale Européenne sont à Frankfurt.
C’est la ville historique des Rothschild. Des représentants
des familles Rothschild et Morgan étaient à la base de la
création de la Réserve Fédérale aux États Unis en 1913. (G.
Edward Griffin in “The Creature of Jekyll Island”)
[11] Propriété
BCE:
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:021:0066:0068:EN:PDF
, artikel 2.
[12] Par
exemple, la banque centrale Néerlandaise c’est la
Nederlandse Bank N.V. (DNB), où N.V. signifie Société
Anonyme. C’est une forme juridique commune pour des
entreprises avec un capital en actions. Aux Pays-Bas ces
entreprises ont l’obligation de toujours mentionner N.V.
avec leur nom. En 1929 une loi spéciale dispensait De
Nederlandse Bank N.V. d’imprimer N.V. sur leurs billets de
banque, permettant de câcher à la population que leur
monnaie appartenait à une société anonyme.
http://www.dnb.nl/binaries/wo0649_tcm46-145952.pdf
The 4 members of DNB’s governing board, the
day-to-day direction, are appointed by the Crown.
http://www.dnb.nl/en/about-dnb/organisation/governing-board/index.jsp
Of the 10 members of the supervisory board
one member is appointed by the government.
http://www.dnb.nl/en/about-dnb/organisation/supervisory-board-and-bank-council/index.jsp
All these members have strong bonds in the
economy.
http://www.dnb.nl/binaries/Raad%20van%20Commissarissen_tcm46-185323.pdf
(in Dutch)
Of the 14 members of the bank council, one
is the member of the supervisory booard who is appointed by
the government. (Nevertheless, he is as independent from
government as all others.)
http://www.dnb.nl/en/about-dnb/organisation/supervisory-board-and-bank-council/index.jsp
Notez, que pour la banque centrale il s’agit
de pouvoir, influence et l’élargissement du bilan et, en
règle générale, pas tant l’obtention de bénéfices, que
beaucoup de banques centrales reversent au Trésor du pays.
[13]
Indépendance des banques centrales:
http://www.ecb.int/press/key/date/1997/html/sp970513.en.html
[14] Les
banquiers centraux ont le pouvoir sur le système d’argent
(et veulent le conserver). Une raison étant qu’ils ont
désespérément besoin de maintenir l’inflation, car sans cela
le système trompeur ne peut pas fonctionner. Comme expliqué,
les banques feraient faillite très vite. Donc les banquiers
centraux veulent le contrôle total sur le taux d’intérêt.
Cependant, pour le monde extérieur ils prétendent vouloir
exercer ce control, puisque les gouvernements ne seraient
pas capables de mener une politique monétaire consistant sur
le long terme. Ils réfère à une situation où un gouvernement
a causé une grosse inflation. Des banquiers centraux se
conduiraient de façon plus responsable (!) et donc avoir le
controle sur le système d’argent sans aucune interférence du
gouvernement. Voici un exemple de comment ils présentent la
chose.
Alexandre Lamfalussy, President of the
European Monetary Institute, at the Oesterreichische
Nationalbank, Vienna, 13 May 1997
“Modern economic theory emphasises the
inflationary bias in economic policy, which relates in
particular to the so-called time-inconsistency issue, i.e.
the problem of convincing the public that the monetary
authorities will resist the temptation to stimulate output
growth in the short run by creating "surprise inflation".
Against the backdrop of negative past experience, the public
is unlikely to have much faith in the authorities' promises
to maintain low inflation. Unless these promises are
underpinned by a credible form of pre-commitment, the
equilibrium inflation rate will be higher than needed, with
no better performance in terms of output and possibly even a
deterioration. As a solution to this problem, it has been
suggested that responsibility for monetary policy be
separated from political control and to enshrine this in
legislation. According to this view, central banks should be
given the freedom to formulate and execute monetary policy
in line with their primary objective as determined by the
legislator, to whom they are accountable. Accountability may
involve either a legal obligation for the central bank to
give reckoning for the conduct of monetary policy or a
commitment to explain its actions, for example, in regular
reports and to parliament. This allows central banks to take
a medium-term orientation and not to be distracted by
short-term political motives, an approach which benefits the
credibility, transparency and efficiency of monetary
policy.”
http://www.ecb.int/press/key/date/1997/html/sp970513.en.html
[15] Pierre
Werner était un banquier Luxembourgeois très influent. En
1944 il avait participé à la Conférence de Bretton Woods,
qui donna le jour à la Banque Internationale pour la
Reconstruction et le Développement (International Bank for
Reconstruction and Development, IBRD), le Fonds Monétaire
International (FMI) et les Accords Généraux sur la
Tarification et le Commerce (General Agreement on Tariffs
and Trade, GATT). En 1970 il était également Ministre des
Finances et Premier Ministre du Luxembourg. Par dessus, en
1969, il avait présidé le Conseil de la Communauté
Économique Européenne.
http://www.terra.es/personal2/monolith/eu.htm
[16] John
Perkins dans un interview on Talkstick TV (Traduction
Française et lien YouTube, voir en dessous.)
"The fact of the matter is our job was to
convince other countries to take very large loans [given by
the World Bank]... Let's say a billion dollars to Ecuador to
build big infrastructure projects: power plants, ... ports,
highways, industrial parks. Things that didn't benefit
anybody except the very wealthy people in those countries
who were quite corrupt, and we corrupted them... 90% of that
billion dollars would come back to the United States to pay
for Halliburton, Bechtel, these types of companies to build
the infrastructure.
Then the country would be stuck with this huge debt, which
over time would continue to be refinanced and get larger and
larger and larger. So that in fact today Ecuador owes more
than 50% of its national budget just to pay down its debt
service which means there's very little money left to pay
for education and health services for the poor people who
are the ones who suffer from these projects. It was their
rivers that were destroyed when we built these
hydro-electric plants, it was their land that was
destroyed...
Now they're saddled with this incredible debt that they
can't possibly pay. And so we go in and demand our pound of
flesh, very much like the mafia... We need Ecuador's oil...
We tell Ecuador, 'Since you can't pay off your loans, what
you need to do is to turn over your Amazon to our oil
companies... What it is all about is building empire. We've
done this in every country around the world that has
resources that we covet, often this is oil in places like
Indonesia, Nigeria, Ecuador, Venezuela, and. Colombia. But
sometimes its other resources, for example in Panama it was
the Panama Canal. "
‘Le fait est que
c’était notre travail de convaincre d’autres pays de prendre
des emprunts très larges [ fournis par la Banque Mondiale]
... Disons un milliard de dollars pour l’Équador pour
construire de grands projets d’infrastructures : centrales
électriques, autoroutes, parcs industriels. Des choses qui
ne profitaient à personne à part les gens très riches dans
ces pays, qui étaient relativement corrompus, et nous les
corrompions... 90% de ce milliard de dollars retourneraient
aux États-Unis pour payer Halliburton, Bechtel, ce type
d’entreprises qui construisaient l’infrastructure.
Ensuite le pays
serait coincé avec cette dette énorme, qui avec le temps
devait être refinancée chaque fois et devenir de plus en
plus grande. De telle sorte qu’aujourdhui l’Ecuador doit
plus de 50% de son budget national pour payer ces dettes, ce
qui veut dire qu’il ne reste que très peu pour payer
l’éducation et les services de santé publique pour les gens
pauvres, qui sont les gens qui souffrent de ces projets.
C’étaient leurs rivières que nous détruisions en
construisant ces centrales électriques, c’étaient leurs
terres que nous détruisions...
Maintenant ils ont
cette dette incroyable sur les bras qu’ils ne pourront
jamais payer. Et nous entrons et demandons notre livre de
viande, assez semblable à la Maffia... On a besoin du
pétrole d’Équador.. Nous disons à l’Equador : ‘Puis que vous
ne pouvez pas payer votre dette, ce que vous devez faire
c’est de livrer votre Amazone à nos compagnies de
pétrole.... Tout cela, c’est pour construire un empire. Nous
avons fait cela partout sur le globe dans tous les pays qui
ont des ressources que nous désirons, souvent il s’agit de
pétrole dans des endroits comme l’Indonésie, le Nigéria,
l’Equador, le Vénézuéla et la Colombie. Mais quelquefois
leurs autres ressources, par exemple, au Panama c’était le
Canal de Panama. »
YouTube:
http://www.youtube.com/watch?v=yTbdnNgqfs8
Joseph E. Stiglitz, in an interview in 2001:
"As the chief economist at the World Bank
from 1997 to 2000, I have seen firsthand the dark side of
globalization; ... how so-called structural-adjustment loans
to some of the poorest countries in the world 'restructured'
those countries' economies so as to eliminate jobs, but did
not provide the means of creating new ones, leading to
widespread unemployment and cuts in basic services..”
« Comme économiste
principal à la Banque Mondiale de 1997 à 2000 j’était au
premier rang pour voir le revers sombre de la
globalisation ; ... comment des soi-disant prêts
d’ajustement structurel à quelques-uns des pays les plus
pauvres du monde restructuraient l’économie de ces pays pour
en éliminer des emplois, mais sans en fournir les moyens
d’en créer des nouveaux, menant à un chômage étendu et des
coupes dans les services de base. »
http://secret-of-life.org/the-World-Bank-and-IMF
Voir également :
THE IMF AND IRELAND: WHAT WE CAN LEARN FROM THE GLOBAL SOUTH
http://www.dublinopinion.com/downloads/Afri_Report_on_EU_IMF_Loan_Deal.pdf
[17] David C.
Korten, in “One World--One World Government Bretton Woods or
The United Nations?”
(Traduction
Française, voir en dessous.)
“It was all so simple. The World Bank
trained cadres of young economists, teaching them to believe
that rapid development depends on foreign borrowing to
supplement investment based on domestic savings. Few seemed
to notice the obvious -- that when you borrow abroad you are
borrowing foreign money that is only useful to buy foreign
products, thus increasing your economy's dependence on
imports. You are also building up foreign debts that can
only be repaid by exporting ever more of your domestic
resources and production. Almost inevitably you end up at
the mercy of foreign lenders -- like the World Bank.”
« C’était tout
tellement simple. La Banque Mondiale formait de jeunes
cadres, leur inculquant que le développement rapide
dépendait des prêts étrangers pour compléter des
investissements basés sur l’épargne des ménages. Il n’y en
avait que peu qui semblaient s’apercevoir de l’évidence –
que lorsqu’on emprunte à l’étranger on emprunte de l’argent
étranger, qui n’est utile que pour acheter des produits
étrangers, ce qui n’augmente que la dépendance de votre
économie sur des importations. Vous construisez des dettes
extérieures qui ne peuvent être remboursées en exportant
toujours plus de vos ressources et de votre production.
Quasiment inévitablement vous finissez à la merci des
prêteurs étrangers – comme la Banque Mondiale. »
http://www.ratical.com/co-globalize/ifg041400DK.html
[18] Les
accords de Bâle
http://www.parl.gc.ca/information/library/PRBpubs/prb0596-e.htm
[19] NRC
Handelsblad, 11 februari 2010
Le parlementaire Néerlandais Frans Weekers
disait que la Grèce doit les problèmes entièrement à
elle-même. Selon lui les Grecques ont « trompé et roulé »
l’Union Européenne pendant des années avec de faux chiffres
sur leur position financière. « C’est la punition du marché
pour la Grèce », d’après Weekers. (Suite en dessous...)
http://vorige.nrc.nl/economie/article2481429.ece/Kamer_Geen_Nederlandse_steun_aan_Griekenland
Eh bien, si Weekers s’était renseigné un
peu, il aurait pu savoir ceci :
Selon Nikolaos Salavrakos, Membre du
Parlement Européen, dans “The
Greek Fiscal Crisis: Is there a way Out?” /
« La crise fiscale Grecque : Y
a-t-il un moyen d’en sortir ? »
« En 1974 la dette
publique Grecque n’était que 22,5% de son Produit Intérieur
Brut (PIB), et en 1979, lorsque la Grèce signait son entrée
dans la Communauté Économique Européenne, c’était 31, 7%.
Elle atteignait 36,1% en 1981 et en 1989 elle était 85,3%.
La dette publique continuait à monter et ainsi, en 1993 elle
avait atteint un niveau surprenant de 110,1% du PIB. C’était
légèrement ramené à 106,6% en 2001 et 102,4% en 2003. Ainsi,
même avec les statistiques officielles dela période
2000-2003, la dette Grecque était toujours élevée.
Cependant, la Grèce entra dans l’Union Monétaire Européenne
le 1 janvier 2001 comme son douzième membre. Il est évident
que tout le monde (les marchés, les politiciens, la
Commission Européenne) savait qu’un pays avec une dette
supérieure à 100% de son PIB devenait membre de l’Union
Monétaire Européenne. »
http://www.efdgroup.eu/news/99-the-greek-fiscal-crisis-is-there-a-way-out.html
Jusqu’au 18 décembre 2010 le FMI a fournit
plus de 10 milliards d’euros de crédit à la Grèce.
Apparemment les conditions n’ont pas été rendues publiques.
[20] C. van Ewijk & L.J.R. Scholtens dans “Geld, Financiële Markten &
Financiële Instellingen” (en Néerlandais) Voir « Multiplication de
l’argent »/“Geld vermenigvuldiging”
Rudo de Ruijter,
publié le 16
janvier 2011
Dernière
modification: 26 mars 2011
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